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vendredi 11 juin 2010

Electricité et gaz: la réversibilité est entrée en vigueur


La loi du 7 juin 2010 autorisant les petits consommateurs domestiques et non domestiques d'électricité et de gaz naturel à accéder ou à retourner au tarif réglementé a été publiée au Journal officiel, le 8 juin. Elle est donc entrée en vigueur.

Tout consommateur domestique ayant souscrit une offre de fourniture d'électricité ou de gaz depuis plus de six mois peut dès à présent demander à son fournisseur historique le retour aux tarifs réglementés.

Pour l'électricité, les fournisseurs historiques sont EDF et, pour 5% des Français, des entreprises locales: Sorégies dans la Vienne, Electricité de Strasbourg, Gaz électricité de Grenoble, etc.

Pour le gaz, les fournisseurs historiques sont GDF Suez ainsi que plusieurs entreprises locales: Regaz, Gaz de Bordeaux, etc.



Pour permettre aux consommateurs qui le souhaitent d'exercer ce nouveau droit, la FNCCR met en ligne des modèles de lettres pour demander le retour aux tarifs réglementés.

Certains consommateurs nous indiquent que la procédure de réversibilité peut s'exercer plus rapidement par téléphone que par lettre. Nous le signalons donc à nos lecteurs.

Cliquez ici pour télécharger:

- le modèle de lettre pour demander le retour aux tarifs réglementés de vente d'électricité,

- le modèle de lettre pour demander le retour aux tarifs réglementés de vente de gaz naturel.

Quelle est votre situation? Télécharger notre tableau récapitulatif.


Compte-tenu des changements liés à la loi du 7 juin 2010, nous mettrons progressivement à jour la partie "infos pratiques" du site. N'hésitez pas à nous signaler tout oubli.

vendredi 4 juin 2010

Le compteur gaz de l'Hôpital Saint-Vincent de Paul

Avenue Denfert-Rochereau, le compteur gaz de l'Hôpital Saint-Vincent de Paul à Paris prend ses quartiers d'été.







vendredi 28 mai 2010

Réversibilité électricité et gaz: de nouveaux droits pour les consommateurs

Le Sénat vient d’adopter la proposition de loi tendant à autoriser les petits consommateurs d'électricité et de gaz naturel à accéder ou à retourner au tarif réglementé. La FNCCR observe que l’adoption de ce texte met fin à une période d’insécurité juridique pour les petits consommateurs.

Electricité
Le texte permet aux consommateurs domestiques de continuer à bénéficier des tarifs réglementés de vente de l’électricité (tarif bleu) en cas d’emménagement sur un site nouveau ou existant (et ils peuvent bien sûr les conserver sans limite de durée pour leurs sites actuels).
- Réversibilité : ils peuvent, six mois au moins après avoir souscrit une offre à prix de marché, retrouver le bénéfice des tarifs réglementés.

Gaz
Le texte permet aux consommateurs domestiques de continuer à bénéficier des tarifs réglementés de vente du gaz naturel en cas d’emménagement sur un site nouveau ou existant (et ils peuvent bien sûr les conserver sans limite de durée pour leurs sites actuels).
- Réversibilité : six mois au moins après avoir souscrit une offre à prix de marché, les consommateurs domestiques peuvent retrouver le bénéfice des tarifs réglementés de vente du gaz naturel.

Pratique: la FNCCR publie un tableau synthétique des nouvelles dispositions pour les consommateurs domestiques et professionnelles.

Dès publication de la loi (1) au Journal officiel, les Français qui le souhaitent pourront retrouver le bénéfice des tarifs réglementés de vente pour l’électricité et le gaz, lorsqu’ils ont souscrit une offre à prix de marché au moins six mois auparavant.
Ce texte permettra notamment aux Français qui ont souscrit à une offre à prix de marché dans des conditions de commercialisation peu transparentes de retrouver une offre transparente et sécurisée dans le temps. Ainsi, pour l'électricité, les tarifs réglementés ne peuvent augmenter au-delà de l’inflation (pour l'électricité).

Ce texte est favorable à la pérennité du service public de fourniture, organisé par les collectivités locales.
Dès publication de la loi au Journal officiel, la FNCCR, via ses sites Internet, mettra à disposition des consommateurs des modèles de lettres de retour aux tarifs réglementés de vente.
La FNCCR promeut des conditions générales de vente transparentes et des pratiques commerciales loyales via sa marque de confiance Clair’énergie.
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1) La FNCCR attire l’attention des consommateurs sur le fait que le projet de loi NOME (article 5) pourrait modifier ces dispositions.

mardi 25 mai 2010

Qualité des réseaux de distribution: les syndicats d'énergie se mobilisent

Il y a encore eu des coupures d'électricité ces dernières heures. Hier, observait Ouest-France, quelque 3.700 foyers de la région de Quimper étaient "privés d'électricité. A l'origine de cette panne, qui a concerné jusqu'à 4.000 foyers, un incident survenu à 14 h dans un transformateur situé à Quimper". Et, toujours hier, à Blois, dans la soirée, une grande partie de la ville a été "brutalement privée d’électricité, dans le centre-ville et dans les quartiers nord. L’incident, selon ErDF, serait survenu sur une ligne à moyenne tension, en souterrain". L'incident a concerné environ 4.000 foyers.


Ces derniers jours, la médiatisation, via ''Le Parisien'', du rapport d'étape de la CRE (cf. l'article de la Gazette des communes le 25 mars dernier) a trouvé un écho du côté des syndicats d'énergie. Nombre d'entre eux ont en effet rappelé les difficultés auxquelles ils faisaient face dans leurs territoires.
[Parenthèse: on notera que, lors de son audition devant la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, Philippe de Ladoucette a fait part de la publication, par la CRE, d'un rapport sur les réseaux de distribution, d'ici la fin de l'année.]


Les syndicats d'énergie se mobilisent
Dans les Landes, le Syndicat d'équipement des communes des Landes (Sydec) avait rapidement fait connaître son point de vue sur le rapport d'étape, prenant comme une "bonne nouvelle" le fait "qu'une autorité comme la CRE exprime au niveau national ce que nous dénonçons depuis longtemps dans le département", observant par ailleurs une reprise des investissements du concessionnaire.

Dans la région Centre, le Syndicat départemental d’énergie du Cher (SDE 18) a déploré que son département soit un des points noirs du réseau électrique français, soulignant que le temps de coupure moyen s’y "est élevé à 227,8 minutes en 2008 contre 93 minutes sur le plan national, dues pour près de 79% à des incidents sur le réseau HTA (moyenne tension) de la responsabilité d’ERDF".

De son côté, le Syndicat départemental d'énergies d'Eure-et-Loir (SDE 28) a mené une enquête auprès de ses 310 communes adhérentes. Une enquête qui permet de constater que si 77 % des communes ont été impactées", une forte proportion d’entre elles, soit 74 %, estim(e) pourtant que les aléas climatiques du 28 février 2010 n’étaient pas de forte ou très forte intensité". La vitesse de pointe enregistrée en Eure-et-Loir pour Xynthia était de 120 km/h à Châteaudun, contre 144 km/h en 1999.
On consultera à ce propos un intéressant reportage de France 3 Centre -Ile-de-France, consacré à la qualité des réseaux dans ce département d'Eure-et-Loire (Le reportage commence à la quatrième minute environ). On y entendra Xavier Nicolas, président du Syndicat départemental des énergies d'Eure-et-Loire, ainsi que Jean Proriol, député de Haute-Loire, président du Syndicat départemental des collectivités concédantes d'électricité et de gaz de la Haute-Loire.
> Voir aussi cet article de la Nouvelle République.

Quelques jours auparavant, les élus du Syndicat départemental d’Energie du Calvados – SDEC Energie - avaient indiqué ne pas être surpris par le contenu de ce rapport, soulignant que, "depuis de nombreuses années ils déplorent cette situation en précisant que les 99 minutes de coupure subies en 2009 dans le Calvados ne représentent qu’une moyenne. Le temps de coupure moyen en 1999 était de 46 minutes".

De son côté, Bertrand Lachat, président du Syndicat Énergies de l'Isère (SE38), a été interrogé par le Dauphiné libéré': '«En Isère, nous avons 100.000 foyers, principalement situés en zones rurales, qui sont victimes du dysfonctionnement des réseaux électriques. Et depuis cinq ans, la situation ne cesse de se dégrader. Il y a urgence!»''

Quant à Jacques Blanc, sénateur de la Lozère et président du SDEE48, il a appelé ERDF à "renforcer ses programmes d’entretiens et en particulier ses opérations d’élagage dans les zones boisées, augmenter l’enfouissement des lignes électriques – en Lozère 27% des lignes basses tensions sont souterraines grâce aux efforts financiers du Syndicat et du Conseil général -, et remettre en place des services de proximité dans les territoires ruraux, seule condition pour être plus réactifs face aux aléas climatiques».

Il y a quelques jours, dans l'Aube, le Syndicat départemental d'énergie de l'Aube (SDEA) réunissait son bureau, observant que "temps moyen de coupure a doublé en six ans" et que, dans le département, la "qualité de l'électricité n'a toujours pas retrouvé son niveau d'avant la tempête de décembre 1999: 2.000 foyers subissent alors plus de trois heures de coupures d'électricité par an, ils étaient plus de 5.300 en 2008".


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On signalera aussi quelques reportages télévisés sur le sujet. D'abord, celui de France 3, (11 mai 2010) avec une intervention de Pascal Sokoloff, directeur général de la FNCCR (vers 1'30).
François Brottes, député de l'Isère, y intervient également. Ensuite, un autre reportage (BFM TV) avec, là encore, une intervention de Pascal Sokoloff. .

Il y a eu d'autres reportages mais nous n'en trouvons pas trace sur le web...

vendredi 21 mai 2010

Isère: "Le réseau se fragilise"

Le débat sur la qualité de l'électricité se poursuit. Bertrand Lachat, président du Syndicat Énergies de l'Isère (SE38), a été interrogé par le Dauphiné libéré. extraits:

«En Isère, nous avons 100 000 foyers, principalement situés en zones rurales, qui sont victimes du dysfonctionnement des réseaux électriques. Et depuis cinq ans, la situation ne cesse de se dégrader. Il y a urgence!»
Contrairement à ce qu'affirme ERDF Isère, l'homme pointe du doigt « la durée moyenne de coupure de courant en augmentation régulière (de 40 mn en 2002 à 1h40 en 2008), hors incidents exceptionnels, et le nombre d'usagers coupés plus de trois heures sur un an, en hausse de 53 % depuis 2004. L'Isère, de ce fait, est très en retard par rapport au contrat de service public qu'ERDF doit appliquer ».
La faute, selon lui, «à des investissements trop faibles de la part d'ERDF qui a du mal à tenir ses engagements».

Le Dauphiné libéré a également interrogé "Gérard Matencio, directeur d'ERDF Isère, qui dénonce (le) rapport d'étape, divulgué dans la presse (...). Et s'il n'est pas «validé par la Commission de régulation de l'énergie qui n'a pas délibéré sur le sujet», comme le précise un porte-parole de la CRE (lire par ailleurs), force est de constater qu'il sème quelque peu la pagaille..."



Consulter le rapport d'étape de la CRE (non encore délibéré donc).


Voir aussi: un reportage de France 3 Centre -Ile-de-France, consacré à la qualité des réseaux dans le département d'Eure-et-Loire

http://info.francetelevisions.fr/video-info/?id-video=47EFCA653CAE4068984B817E7CC3D42F_cafe_pic_200520102151_F3&id-categorie=JOURNAUX_LES_EDITIONS_REGIONALES_CENTRE.

Le reportage commence à la quatrième minute environ.

lundi 17 mai 2010

Qualité des réseaux d'électricité


Reportage de France 3 (11 mai 2010).
Intervention de Pascal Sokoloff, directeur général de la FNCCR (vers 1'30).

mardi 6 avril 2010

6ème baromètre FNCCR-IFOP «les Français et l'énergie»


La sixième édition du baromètre réalisé par l'IFOP* pour le compte de la FNCCR confirme le peu d'intérêt des Français pour la concurrence dans les marchés de l'électricité et du gaz.

La concurrence boudée

En effet, 95% des Français ne souhaitent pas changer de fournisseur.

Si, lors des premiers baromètres FNCCR-IFOP, environ un tiers des Français souhaitaient pouvoir changer de fournisseur, depuis que le marché est ouvert à la concurrence (juillet 2007), ce pourcentage s'est fortement réduit. Les rares Français qui se disent prêts à changer de fournisseur le feraient pour une offre à un meilleur prix (49%), 23% pour une offre comprenant des énergies renouvelables, 15% pour un meilleur service.

La réversibilité (possibilité de revenir aux tarifs réglementés après avoir testé le marché) est entrée dans les mœurs: 75% des Français y sont favorables. L’adhésion est cependant moins massive qu’en janvier 2008 (83% de réponses favorables).

Notoriété des fournisseurs: il a été demandé aux Français sollicités par des fournisseurs alternatifs de nommer ce ou ces fournisseurs. On observe une forte progression en notoriété spontanée de Direct énergie., qui rejoint le niveau de Poweo pour l'électricité et de... GDF Suez pour le gaz.

Du côté des entreprises et des élus, l’ouverture à la concurrence suscite le même désintérêt critique. Ils restent très peu nombreux à vouloir changer de fournisseur : à peine 4% des maires (4% pour l’électricité, 2% pour le gaz) et 6% des chefs d’entreprise! Ce scepticisme est à rapporter à la connaissance du marché : les entrepreneurs et les élus connaissent le marché, mais n’ont pas l’intention de changer. Exemple: 9 chefs d’entreprises sur 10 savent que les marchés sont ouverts à la concurrence. Mais ils ne sont plus que 17% à comparer les offres, un pourcentage qui diminue régulièrement depuis le lancement du baromètre.

De fait, seuls 5% des chefs d’entreprise estiment que l’ouverture à la concurrence a un impact satisfaisant sur leur activité. Un pourcentage à rapporter aux 10% qui jugent cet impact négatif et, surtout, aux 85% qui estiment que cela n’a rien changé.

Même désintérêt chez les élus : pour 3% l’ouverture à la concurrence a un impact satisfaisant pour leur commune, 9% la jugent négativement et 88% estiment que cela n’a rien changé.

Les fournisseurs semblent y croire de moins en moins. Seuls 26% des chefs d’entreprise ont été contactés récemment, contre 42% en juin 2006 et 33% en 2008. A noter qu’il reste encore 9% de chefs d’entreprises qui ignorent la possibilité de changer de fournisseur.

Le Tartam plébiscité

Dans le cadre du baromètre 2010, les chefs d’entreprise ont été interrogés pour la première fois sur le tarif transitoire d’ajustement au marché, dit Tartam. 84% n’en ont jamais entendu parler mais 4% savent précisément de quoi il s’agit (12% en ont vaguement entendu parler). Parmi ceux qui connaissent le Tartam (16% de l’échantillon), une très forte majorité (85%) est favorable au maintien du Tartam.

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Réseaux: dégradation de la qualité

Pour la partie "réseaux" du baromètre, le baromètre montre que les Français (grand public, entreprises, maires) perçoivent une dégradation de la qualité de service, qui devient préoccupante s'agissant de la rapidité d'intervention et de la compétence des interlocuteurs en cas de problèmes.

La dégradation de la qualité de la distribution d'électricité se fait jour. Ainsi, la perception de variations de tension oscille entre 11 et 16% selon les populations concernées. La perception de micro-coupures oscille de 10% (chefs d’entreprises) à 19% (chez les maires). Ce qui signifie que près d’un maire sur 5 perçoit « souvent » de telles coupures. S’agissant des coupures longues (plus de 1 minute), 5% des Français en ont vécu «souvent» (7% des maires). Du côté des élus, une progression forte de l’insatisfaction est à observer : à la question: «au cours des deux dernières années, diriez-vous que les coupures d’électricité ont été en nombre raisonnable ou trop nombreuses?», 15% répondent oui.

Les réseaux aériens sont mal perçus par la population et, fait notable, les Français, plus encore leurs maires, sont largement favorables à leur sécurisation par l'enfouissement. L’enfouissement des réseaux, même au prix d’un surcoût, recueille ainsi l’avis favorable de 56% des Français (et 64% des habitants des communes rurales).

Interrogés sur des propositions chiffrées, en l'occurrence celles de la FNCCR*, les Français s’y disent favorables à 61% (dont 11% jugent que c’est prioritaire). Les élus sont encore plus sensibles à cette préoccupation : 81% y sont favorables (dont 25% jugent que c’est un sujet prioritaire).

S'agissant du gaz, on observera une hausse générale de la satisfaction en ce qui concerne la fiabilité de l’approvisionnement.

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Distribution d'électricité et de gaz: des services publics méconnus des Français

Sur l'organisation du service public de distribution d'électricité et de gaz, beaucoup de pédagogie reste à faire. En effet, pour la première fois dans ce baromètre, les Français ont été interrogés sur l’organisation du service public de distribution d’électricité. Cette organisation repose sur la propriété, par les collectivités locales, des réseaux de distribution d’électricité et de gaz. Cette réalité est méconnue des Français qui attribuent spontanément la propriété des réseaux à EDF et GDF Suez (ou leurs filiales ERDF et GRDF), qui n’en sont que les concessionnaires.

Seuls 4% des Français savent que ces réseaux appartiennent aux communes (ou à des groupements intercommunaux). S’agissant des maires, c’est à peine mieux (9%). Et très peu de Français savent que le service public de distribution d’électricité et de gaz est une compétence communale.

Il est à observer que la notoriété spontanée d’ERDF et GRDF se situe à un bon niveau (18% des Français mais 47% des maires) pour ces entreprises qui ont à peine deux ans d’existence.



Le baromètre IFOP-FNCCR en 5 clics.

- Synthèse et analyse du 6ème baromètre Les Français et l'énergie FNCCR-IFOP,
- Synthèse sous format powerpoint du baromètre.


Résultats détaillés par échantillon - Les Français et l'énergie, résultats grand public mars 2010,
- Les Maires et l'énergie, résultats mars 2010,
- Les Chefs d'entreprises et l'énergie, résultats mars 2010.

Voir aussi: Energie: cinquième baromètre FNCCR - IFOP (janvier 2008).




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- * Le sixième baromètre «les Français et l’énergie» a été conduit par l’IFOP pour la FNCCR, entre le 11 et le 17 mars 2010, auprès de 863 personnes, représentatives de la population française, âgée de 18 ans et plus, de 501 chefs d’entreprise, représentatifs des entreprises de 0 à 49 salariés et réalisant moins de 10 M€ de chiffre d’affaires, de 301 maires, représentatifs de la population des maires.

Le baromètre IFOP-FNCCR a été lancé en juin 2004.

- ** "Aujourd’hui, il faudrait investir un milliard d’euros par an pendant 8 ans pour enfouir la majorité du réseau moyenne tension et résorber les lignes les plus fragiles du réseau basse tension. A l’heure actuelle, cet investissement qui serait à la charge des usagers vous paraît-il quelque chose de prioritaire, important mais pas prioritaire ou secondaire?" La question ainsi posée met l'essentiel de la charge sur la facture pour évaluer l'adhésion des français. Les propositions de la FNCCR comprennent d'autres financements (provisions pour renouvellement, taxes locales sur l'électricité...).


jeudi 25 mars 2010

Qualité électricité: avis de la FNCCR sur le rapport d'étape


Michel Lapeyre et Maurice Méda, vice-présidents de la CRE, ont piloté un groupe de travail dédié à la "qualité de l'électricité". A l'issue de ses travaux, ils ont rédigé un rapport d’étape, non encore délibéré par le collège des commissaires. La CRE a indiqué n'être nullement engagée par ce rapport d'étape à ce stade de son élaboration.

La FNCCR estime que ce rapport d’étape situe opportunément les enjeux inhérents à la qualité des réseaux de distribution et à leur sécurisation contre les risques climatiques. Ce rapport ouvre des pistes de réflexion pertinentes.

Cependant, la FNCCR souhaite attirer l’attention sur plusieurs éléments.


Sensibilité des réseaux aux aléas climatiques

La FNCCR rappelle que les événements climatiques exceptionnels ont, hélas, tendance à se répéter. Elle observe que d’autres incidents climatiques frappent de manière récurrente les réseaux de distribution, montrant la vulnérabilité des lignes aériennes.

Les intempéries ne sont donc plus des cas de force majeure permettant au concessionnaire de s’exonérer de ses responsabilités.




Travaux accomplis par les collectivités concédantes

La FNCCR rappelle que les autorités organisatrices prennent une part active au renouvellement des réseaux, une charge normalement dévolue à l’exploitant. Pour les réseaux, qualifiables de vétustes ou largement amortis, les travaux, financés en grande partie par les budgets publics communaux et donc par les contribuables locaux, allègent d’autant le Turpe.

Financement d’ERDF

Les solutions de financement proposées par le groupe de travail de la CRE témoignent de réels degrés de liberté quant au niveau des ressources financières mobilisables par ERDF.

La FNCCR souhaite cependant émettre quelques observations sur les propositions formulées :

- Sur la réduction des coûts de gestion : la proposition relative à l’augmentation de la productivité d’ERDF est recevable à condition que la notion de gain de productivité ne se traduise pas par une nouvelle dégradation du service et un éloignement des centres de décision. Comme cela a été constaté par les élus, notamment lors du récent congrès d’Annecy (septembre 2009), la réduction d’effectifs a conduit à supprimer la présence de proximité des équipes d’exploitants d’ERDF, compromettant ainsi gravement sa réactivité face à certaines situations d’urgence.

- Sur le recours à l’emprunt : deux préalables doivent être rappelés. D’abord, ERDF n’est pas propriétaire des réseaux qu’il exploite. Ensuite, ERDF n’est plus absolument assuré d’être le nouvel attributaire des concessions au moment du prochain renouvellement de celles-ci, compte tenu des incertitudes juridiques croissantes autour du monopole légal (1). La FNCCR estime en conséquence qu’il ne serait pas souhaitable d’entraîner ERDF vers une politique d’emprunt à un niveau aussi important que celui proposé, soit 3 milliards d’euros. D’une part, cela pourrait conduire à évoquer des enjeux de solvabilité ou de structure du bilan du concessionnaire ; d’autre part, la durée de l’emprunt serait susceptible de rétroagir sur la question de la durée résiduelle des concessions actuellement en cours.

- Sur le financement de l’éventuel complément nécessaire par une augmentation du TURPE : il peut sembler singulier de réduire le TURPE à un ajustement subsidiaire, alors que ce tarif est conçu par la loi comme l’outil principal de financement des investissements sur les réseaux publics d’électricité. L’hypothèse d’une augmentation du TURPE destinée à accroître les investissements d’ERDF, doit être, dans une proportion raisonnable, envisagée, pour au moins deux raisons :

o La sécurisation des réseaux électriques contre les risques climatiques, et plus généralement, la restauration de la qualité de la distribution sont des objectifs majeurs au regard des mutations qui attendent le système électrique : énergies renouvelables, gestion de la pointe, smart grids…

o En euros constants, la FNCCR estime que le niveau actuel du TURPE n’est pas supérieur, voire est en moyenne inférieur à celui du TURPE 1. Il en résulte raisonnablement une marge de manœuvre significative pour une progression de ce tarif.


- Enfin, le rapport d’étape n’évoque malheureusement pas l’utilisation des provisions pour renouvellement. Faute d’assurance efficace, la FNCCR estime qu’il s’avèrerait opportun d’en faire un élément de garantie de la capacité du concessionnaire à financer les renouvellements des réseaux, en dédiant à la contrepartie de ces provisions des éléments d’actifs au bilan d’ERDF.


Voir aussi: "deux commissaires de la CRE dénoncent les défaillances d’EDF et de l’Etat", un article de la Gazette des communes.

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1) Henri Proglio, président d’EDF, maison-mère d’ERDF, a tenu à ce sujet des propos sans ambiguïté: «avec le renouvellement à venir des concessions des réseaux électriques et gaziers, ce ne seront plus seulement les deux actionnaires d'ERDF et GrDF qui seront en concurrence, mais les distributeurs eux-mêmes».




vendredi 12 mars 2010

Le SDEA lance un injonction de couper le courant à... ERDF




Il y a vraisemblablement plusieurs semaines que le poste de transformation "MERANDA" de Romilly sur Seine a été accidenté.

Après avoir constaté que ce poste était maintenu en service bien que sa porte ne soit plus fermée, le Syndicat départemental d'énergie de l'Aube (SDEA) a demandé à ERDF, concessionnaire du réseau de distribution, de le mettre hors service. En février et début mars, le SDEA a adressé des courriers à ERDF pour l'alerter sur ce problème et lui demander d'y mettre fin. Le concessionnaire n'y a pas donné suite. Le syndicat, autorité concédante, observe que le poste Meranda "est situé à quelques centaines de mètres de l'agence d'exploitation, laquelle attendait l'indemnisation de l'assurance de l'auteur de l'accident pour intervenir".


Pour le SDEA, "cette situation étant de nature à compromettre la sécurité publique - il se trouve dans une zone d'habitations collectives denses et des enfants pourraient y pénétrer à la recherche d'un chat, chien, ballon... - une injonction de couper le courant a été adressée ce lundi 8 mars à ERDF".

Cette injonction a été faite en vertu de l'article 63 du décret du 29 juillet 1927:
«Le permissionnaire ou concessionnaire est tenu de couper le courant sur l'injonction de l'ingénieur en chef du contrôle et, dans le cas des concessions de distributions aux services publics ou de transport, de l'ingénieur en chef centralisateurs, lorsque le mauvais fonctionnement de la distribution ou du transport est de nature à compromettre la sécurité publique, ou lorsque la coupure est nécessaire pour permettre aux services publics d'effectuer, dans l'intérêt de la sécurité, la visite, la réparation ou la modification de quelque ouvrage dépendant de ces services.
En cas d'accident de personne ou de danger grave, des agents du contrôle assistant l'ingénieur en chef centralisateur ou les ingénieurs en chef du contrôle des distributions d'énergie électrique des départements et les fonctionnaires autorisés par l'article 17 de la loi du 15 juin 1906 à adresser les réquisitions au service du contrôle peuvent enjoindre, par les voies les plus rapides, au permissionnaire ou concessionnaire de couper le courant. Avis de l'injonction est, dans tous les cas, donné immédiatement à l'ingénieur en chef du contrôle ou de l'ingénieur en chef prévu à l'article 37 qui prend d'urgence les mesures nécessaires pour sauvegarder la sécurité peut requérir à cet effet le concours des autorités locales





Le SDEA a transmis une copie de cette injonction au Maire de Romilly-sur-Seine ainsi qu'à la DREAL. "Cette procédure semble efficace car ERDF a sécurisé le poste dans la journée", observe le SDEA.



Cliquez ici pour visualiser plus de photos.


Le Syndicat départemental d'énergie de l'Aube (SDEA) regroupe la totalité des communes auboises pour lesquelles il exerce plusieurs compétences: Distribution et fourniture d'électricité et de gaz, éclairage, vidéocommunication par câble, énergie renouvelable et maîtrise de l'énergie.

mercredi 9 décembre 2009

«Le service public périclite»

Article de la Dépêche du Midi consacré à l'assemblée générale du Syndicat départemental d'électricité de Haute-Garonne (SDEHG), présidé par Pierre Izard.
Extrait:

Tout au long de cette matinée de nombreuses voix se sont élevées pour signaler le mauvais état des réseaux téléphoniques et d'ERDF. « Le service public périclite » a ajouté Pierre Izard qui a conclu en réaffirmant la volonté du conseil général de « ne pas abandonner les communes. Malgré les réformes on trouvera toujours le biais pour vous aider. Le plus intéressé c'est l'État car il n'a plus un rond. S'il y a des économies à faire ce ne sera pas sur l'aide aux communes ».

L'article complet est consultable en cliquant ici.

lundi 31 août 2009

Coffret cadeau

Carte postale de Bretagne: un coffret emballé.

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mercredi 19 août 2009

Ouvrez la cage aux oiseaux

Bientôt les hirondelles sur les lignes électriques. Et déjà...

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lundi 17 août 2009

ERDF se met au vert

Enfouissement végétal d'un poste de distribution.

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mardi 28 juillet 2009

Hacking

Reportage de Sky news.

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vendredi 17 juillet 2009

Eté

C'est l'été, Energie2007 tourne au ralenti.

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