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Smart grids, promesses et consommateurs
Economies d'énergie | 2014-03-26 15:38:00 | Administrateur 'Energie 2007'
Nous publions ci-après une tribune de Nadège L’Hostis, consultante chez Colombus consulting.

"Les Smart Grids vont-ils tenir leurs promesses aux consommateurs?

L’annonce officielle de la généralisation du compteur d’électricité communicant Linky et l’appel d’offres relatif à sa construction sont un pas vers l’atteinte du seuil de 80% de compteurs communicants requis par l’Union Européenne à horizon 2020. Le compteur communicant constitue un premier pas décisif vers le développement des Smart Grids notamment pour les consommateurs. Comment les compteurs, et plus globalement les Smart Grids, vont-ils être accueillis par le consommateur ?

L’implication des consommateurs particuliers est un pré-requis au succès des Smart Grids.
L’arrivée des Smart Grids, dont la première brique est la généralisation des compteurs communicants, constitue une transition entre deux systèmes : d’un réseau historique centralisé unidirectionnel, partant du producteur vers les consommateurs avec une production d’énergie croissante et linéaire, à un réseau numérique décentralisé et bidirectionnel aux fonctions partagées, avec une offre d’énergie non linéaire (énergie renouvelable notamment) et une demande ajustée via l’interaction entre les acteurs.
Combinant de façon novatrice des technologies pour la plupart existantes, le point de rupture induit par les compteurs communicants sera principalement porté par l’appropriation de nouveaux comportements par le consommateur. L’adhésion collective au concept de Smart Grid étant loin d’être évidente, le défi majeur porte donc sur la métamorphose d’un consommateur classique en « consomm’acteur » : non plus passif et « aveugle » à sa consommation, mais actif et éclairé, profitant de nouveaux usages et acquérant de nouveaux rôles (producteur, stockiste ou encore partie prenante active de l’équilibre du réseau).

La cible théorique est aisément compréhensible. Toutefois le développement de cet esprit « consomm’acteur » se heurte à un certain nombre de freins.
L’enjeu est d’aller au-delà des réticences du particulier en utilisant 3 leviers : financier, culturel et éthique.
En premier lieu, le levier financier constituera certainement le principal facteur d’acceptation des technologies Smart Grids (compteur communicant, energie box…).
En effet, si la notion de réduction de consommation est classiquement associée dans l’esprit du consommateur à une perte de confort, les Smart Grids vont lui permettre de gommer cette vision en réduisant les factures sans entamer le niveau de vie. Grâce aux équipements proposés, le consommateur aura les moyens de maitriser facilement et visiblement sa consommation d’énergie, tout en facilitant l’intégration de nouveaux usages désirés (véhicules électriques, unités décentralisées de production d’énergie, ou encore avancées domotiques). Cette tendance s’accélèrera avec le renchérissement des Tarifs Réglementés de Vente à hauteur de 5% sur 3 ans à compter de 2013, ou encore de la CSPE .
Le second levier d’adoption des compteurs communicants est d’ordre culturel.
Les débats autour de la généralisation de Linky démontrent combien le public est sensible à ces sujets dont le fonctionnement et les potentialités ne sont pas toujours évidents à appréhender. Il en résulte une réticence face à ce qu’il ressent comme une opacité de fonctionnement des Smart Grids, avec la crainte d’un usage incontrôlé de ses données et d’une maison qui deviendrait « transparente ». Il est ici crucial d’assurer au « consomm’acteur » le respect de sa vie privée et l’encadrement de l'exploitation commerciale de ses données de consommation. Ceci étant dit, les potentiels ouverts par les Smart Grids s’inscrivent dans la tendance actuelle d’interactivité croissante provoquée par la rupture digitale. Le consommateur est habitué à être au cœur d’un environnement qui lui obéit, et il lui est de plus en plus naturel de contrôler et commander ses équipements sur une interface (smartphone, applications, box, portail…).
Enfin, troisième levier à ne pas négliger, la prise de conscience du développement durable modifie les attentes du consommateur. Cette résolution le pousse à rechercher de la visibilité sur l’« empreinte écologique » de son mode de vie afin de la réduire.
Sous l’effet de ces trois leviers, le particulier devient réceptif aux offres qui lui permettront de gérer au mieux sa consommation.

La maitrise de l’énergie est déjà incitée et portée par les « Smart » équipements et fonctionnalités.
Les « Smart appliances passives » ou équipements d’affichage permettent déjà au consommateur de prendre conscience de sa consommation réelle et de dissocier sa consommation incompressible de première nécessité de celle, plus élastique, de confort. Les offres du marché confirment que l’affichage des consommations réduit la facture, et ce jusqu’à 10% (cf énergie box sur le marché B2B).
L’utilisation de « Smart appliances actives », agissant activement et visiblement sur la maitrise de la consommation d’énergie, est l’étape suivante vers un « consomm’acteur » averti. Capteurs, domotique, gestion des appareils à distance, les Smart appliances actives sont nombreuses. La domotique, souvent perçue comme un « gadget » dans le passé, acquiert ici une nouvelle dimension : la programmation de scenarii de vie est possible en fonction de multiples paramètres tels que la nébulosité ou l’utilisation prévue de certains équipements, prêts à réagir aux signaux tarifaires adressés par les fournisseurs.
Pour assurer ce comportement actif dans le temps et prévenir une lassitude du consommateur passé l’attrait de la nouveauté, la maitrise de l’énergie (MDE) doit acquérir une dimension collective. Le « gaming » (alertes et objectifs de consommation) ainsi que les réseaux sociaux (échanges avec les pairs) seront des axes à étudier pour fidéliser nos « consomm’acteurs ».

En résumé, l’adhésion du particulier dépendra principalement de la force de la relation entre l’utilisation de fonctionnalités Smart Grids simples et ludiques et surtout la baisse immédiate et perceptible de sa facture d’énergie. Cette adhésion pourrait même dépasser la simple acceptabilité et s’imposer comme le modèle de consommation souhaitable et exigé, pour des raisons financières, culturelles, ou encore éthiques. La mesure par le consommateur des potentialités ouvertes par les Smart Grids, type internet des objets, catalysera ses aspirations secrètes : accéder à plus de confort sans diminuer son pouvoir d’achat via la maîtrise de sa consommation énergétique.
Cette adoption des Smart Grids suivra très probablement le même schéma que l’usage d’internet, avec une génération digitale (0-25 ans) immergée dans les nouvelles technologies, une génération de transition (25-65 ans) utilisatrice de nouvelles technologies mais réticente à digitaliser certains actes, et enfin la génération des 65 ans et plus qui borne cet usage à certaines actions précises."



 
2  Réaction(s)
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Et pendant qu'en France le corps des mines rêvent de sanctionner les particuliers qui refuseraient de voir sa consommation contrôlée par les traders des multinationales de l'électricité, les allemands achètent leurs réseaux électriques et les mettent sous contrôle citoyen... Par définition les smart grids sont des réseaux intelligents, c'est à dire des réseaux qui n'ont aucun besoin de communiquer parce qu'ils peuvent s'adapter à l'environnement extérieurs : ça va du plus basique microgrid avec un opérateur unique, au plus complexe cell grid ou systèmes multi-agents. Déployer des compteurs communicants à la place de compteurs intelligents c'est au contraire passer d'un réseau centralisé à un réseau encore plus centralisé. Le compteur communicant est au smart grid ce que lancement du minitel 2 était à internet...
03/04/2014 | Tilleul
un oubli majeur dans cet article... c'est qu'il faut que linky soit déployé en même temps et que le smartgrid prenne en compte les ENR installées chez l'habitant. au delà de la machine à laver et de l'horaire du chauffage - qui font gagner des clopinettes à coté d'une rénovation énergétique - il faut qu'il puisse optimiser ses propres investissements en ENR. et sauf erreur de ma part on est encore loin de la remise à plat réglementaire pour permettre ce réseau électrique de proximité et utiliser ses panneaux solaires pour autre chose que chauffer l'eau. Dit en d'autres termes le projet Linky ne doit pas etre (que) celui de l'électricien. http://blog.grandesvilles.org/
02/05/2014 | netlocal



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