| Présidentielle: nos questions aux candidats |
| 12/04/2012 | Administrateur Energie 2007 |
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Dans le cadre de l'élection présidentielle, la FNCCR a interrogé les candidats sur la qualité des réseaux de distribution d'électricité, les rapports entre ERDF et ... |
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| Il est temps de déposer www.nucleaire2012.fr |
Nucléaire |
2011-11-09 17:31:00 |
Administrateur 'Energie 2007' |
A peine élu, le dimanche 6 mai 2012, notre prochain(e) Président(e) de la République devra-t-il consacrer ses premiers mots à l'avenir de la filière nucléaire? Entamé après l'accident de Fukushima, le débat n'a cessé d'enfler depuis. Récapitulatif des dernières prises de position.
Politique
Mardi : les négociations politiques entre le PS et EELV semblent suspendues après que, lundi soir, François Hollande eut déclaré vouloir préserver "la construction d'un EPR (si) toutes les règles de sécurité" sont respectées.
Mercredi: sur RTL, Laurent Fabius a tenu des propos similaires ("si la sécurité n’est pas assurée, il faudra abandonner Flamanville") en les nuançant: "un rapport en janvier va dire si ces malfaçons ont été corrigées ou pas. Si elles ont été corrigées, je pense que l’on pourra prolonger le projet".
Et, toujours mercredi, Jean-Pierre Chevènement s'est réjoui "que François Hollande n’ait pas cédé à la démagogie de ceux qui lancent des ultimatums (...). Il faut dire aux Français que leur facture d’électricité va bondir si on ferme les réacteurs".
Industrie...
Dans un entretien avec les lecteurs du Parisien, Henri Proglio, PDG d'EDF, a estimé qu'une décision politique de sortie du nucléaire aurait des conséquences catastrophiques: augmentation probable "de 50% (des) émissions de gaz à effet de serre", "investissement de 400 milliards d’euros (...) qui se traduirait par un doublement de la facture d’électricité", sans oublier des menaces pour les emplois directs et indirects (400.000 au total), auxquels s'ajouteraient ceux perdus pour cause de départ des électro-intensifs: "500.000 emplois dans les entreprises actuellement localisées en France et très gourmandes en énergie, comme l’aluminium, qui risquerait de partir à l’étranger. Il faut y ajouter 100.000 emplois futurs provenant du développement du nucléaire mondial à partir de la France. Au total, 1 million d’emplois seraient mis en péril et cela coûterait entre 0,5 et 1 point de PIB. Rien de tout cela n’est inimaginable."
Puis politique...
Des propos alarmants qui font immédiatement réagir EELV. Eva Joly, candidate à la présidentielle, dénonce "les manipulations" et "la mauvaise foi terrible" du PDG d'EDF. Elle indique alors que "les emplois directs sont de l'ordre de 125.000, et (que) les salariés du nucléaire peuvent être les premiers à bénéficier des créations d'emplois de la transition énergétique", évoquant la création d'au 600.000 emplois "supplémentaires". Dans un communiqué, son porte-parole, Yannick Jadot ironise: "faut-il que le milieu nucléaire soit à ce point inquiet des perspectives de cette industrie en France et dans le monde que ses représentants, industriels et politiques, entrent en fission et multiplient les annonces plus aberrantes les unes que les autres ! (...) Henri Proglio semble péter les plombs. Je le défie de débattre devant les Français, dans un média de son choix, de la réalité énergétique et nucléaire".
Dans une lettre ouverte aux organisations syndicales de l'énergie ("chers amis"), Eva Joly, détaille ses propos en s'adressant aux salariés: la "sortie progressive du nucléaire offre un avenir à notre excellence industrielle. Ces dernières années, les énergies renouvelables ont représenté la grande majorité des investissements énergétiques. Quand certains rêvent d’une renaissance de l’industrie nucléaire, nous assistons dans le monde entier au développement généralisé de l’industrie des énergies renouvelables (...). Je souhaite aussi garantir la qualité des emplois dans le secteur énergétique. Alors que l’industrie nucléaire s’est fourvoyée depuis trop longtemps dans la sous-traitance et la précarité, je veux travailler avec vous pour garantir la qualité des conditions de travail dans les secteurs de la transition énergétique."
Puis re-industrie...
L'Uniden sort également un communiqué évoquant les risques pour l'industrie que ferait peser un passage à 50% de la production d'origine nucléaire:
"La marche sera trop haute pour celles qui sont en situation de concurrence internationale. En effet, le prix actuel de l’électricité en France, autour de 50 € / MWh hors transport et taxes, est déjà très supérieur à celui observé par les membres de l’UNIDEN sur les principaux marchés concurrents dans le monde, hors Europe :
- Amérique du Nord : entre 20 et 40 € / MWh ;
- Chine : entre 35 et 40 € / MWh ;
- Golfe : entre 10 et 15 € / MWh ;
- Australie : entre 20 et 25 € / MWh."
Pour les 37 membres de l'Uniden, sortir du nucléaire reviendrait à "achever la délocalisation de nos indistries".
Et web?
Il est temps d'acheter le nom de domaine www.nucleaire2012.fr. Et de créer un forum pour tous les débatteurs.
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