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Henri Proglio critique les investissements des collectivités
Collectivités locales | 2011-11-08 09:03:00 | Administrateur 'Energie 2007'
Nous publions ci-après des extraits du colloque annuel de l'UFE.

Henri Proglio, président directeur général d'EDF, a indiqué que "le service public de l'électricité s'est construit sur une énergie, sûre, disponible et abordable". Outre sa compétitivité, le nucléaire génère "des revenus substantiels à l'importation". Il a fait part de plusieurs défis (indépendance énergétique avec diversification des sources d'approvisionnement, changement climatique...), soulignant les atouts de la France.

"Les enjeux énergétiques restent avant tout des enjeux politiques". 

Nucléaire: Henri Proglio parle "d'obsession de sécurité absolue" et de "principes d'amélioration continue". En cas d'arrêt prématuré des centrales en France, il y aurait une progression des énergies fossiles (gaz et charbon), la MDE et les Enr ne suffisant pas à remplacer la base nucléaire installée. Il évoque un "doublement du prix de l'électricité et de 25% des gaz à effet de serre", en cas de choix d'un mix énergétique à 50% nucléaire et 50% en énergies renouvelables. Avec à la clef des "investissements de 400 milliards d'euros dans la production".

Péréquation tarifaire: c'est un élément-clef du service public. "La péréquation est un facteur de premier ordre pour la cohésion sociale et l'équilibre territorial". Suit une attaque en règle des investissements réalisés par les autorités condédantes: "on peut donc légitimement s'interroger" sur le fait que dans certains départements, plus de 50% des investissements ne sont plus sous maîtrise d'ERDF", alors que le concessionnaire doit "rendre des comptes (...). Si les collectivités locales décident seules des investissements", il y a à craindre un dérapage des coûts, avec répercussion sur le client final. 

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D'une autre plume: Henri Proglio précise qu’il ne faut « pas désoptimiser le système actuel ». En effet « près de 50% des réseaux ne sont plus sous la maîtrise d’ERDF » et « une bonne part des investissements réalisés ne sont pas prioritaires », d’où « des dérives financières du système », dérives qui ne manqueront pas de déséquilibrer le système «si les collectivités autorités concédantes devaient décider seules des investissements», « alors même qu’ERDF ne ménage pas ses efforts » (« redressement des investissements justement pour la qualité »). Henri Proglio demande « un cadre et des priorités fixés au niveau national ».





 
1  Réaction(s)
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Décidément Proglio ne changera pas. Il devrait (et tous les sympathiques économistes qui prétendent causer d'énergie) relire le rapport Charpin Dessus Pellat (10 ans déjà!). Sur la critique des collectivités, c'est vrai qu'en faisant appel à des entreprises de travaux étrangères on peut vite faire baisser les coûts, au grand dam des entreprises locales que les autorités concédantes font, elles, travailler.
08/11/2011 | Jason



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