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Belgique: sortie du nucléaire? Position d'Electrabel
Nucléaire | 2011-11-02 09:28:00 | Administrateur 'Energie 2007'
Nous reproduisons ci-après un communiqué d'Electrabel, publié après l'annonce du gouvernement - enfin, les représentants des six partis politiques qui négocient la formation d'un gouvernement - d'un scénario de sortie du nucléaire à horizon 2015.

Confirmant la loi de 2003 et infirmant l'accord signé entre GDF Suez et Hermann Van Rompuy en 2009 - qui prévoyait un prolongement de la durée de vie des centrales, ce scénario fragilise GDF suez sur le marché du nucléaire. En France, le groupe ne participe pas à l'EPR de Flamanville (EELV demandant au PS l'arrêt du chantier), pas davantage à celui de Penly (pour l'instant en stand-by), et son projet de réacteur de moyenne puissance dans la vallée du Rhône (l'Atmea) est également bloqué. La Belgique constitue donc la vitrine du groupe dans le nucléaire qui y exploite 7 centrales, via sa filiale Electrabel. GDF Suez "a les moyens d'encaisser le choc", estime le quotidien Les Echos, en raison de sa diversification: "depuis l'acquisition du britannique International Power, le nucléaire ne représente plus que 12 % de sa production d'électricité et 7 % de ses capacités installées. L'atome génère 10 % de l'Ebitda, selon les analystes."

Interrogé par Le Soir, Philippe Bodson, l'ancien patron de Tractabel plaide pour une sortie progressive: "Encore une fois, ne nous leurrons pas, arrêtons le discours écologiste qui fait croire que les prix vont diminuer : quel que soit le mix énergétique, il faut s'attendre, dans les prochaines années, à une hausse des prix. Il faut le dire à la population. Nous pourrions retarder cet effet et en retirer un certain bénéfice par rapport à nos voisins sur le terrain industriel en optant pour une transition énergétique étalée dans le temps et donc une sortie progressive du nucléaire, pas une transition brutale, décidée en un week-end."

Dans son communiqué, Electrabel indique que la société "se conformera aux décisions prises, en mettant immédiatement en place des équipes de projet pour préparer la mise à l’arrêt dès 2015 des unités concernées". Tout en se réservant "le droit de protéger ses intérêts au regard des engagements pris à son égard par l’Etat belge dans le cadre du protocole de 2009".

A la bourse de Paris, ce 2 novembre vers 9h40, l'action GDF Suez gagne 1,9%, après une chute de quelque 10% ces deux derniers jours.

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Le communiqué d'Electrabel
"Electrabel a pris connaissance du contenu des décisions qui sont intervenues hier soir entre les négociateurs concernant l’avenir du nucléaire dans notre pays. Les négociateurs ont entériné la confirmation de la loi de 2003 et donc le principe d’une sortie du nucléaire à partir de 2015, le calendrier exact de mise à l’arrêt des unités restant toutefois à fixer dans l’attente d’un plan d’équipement à réaliser dans les six mois de la constitution du prochain gouvernement.

Cette décision étonne dans la mesure où toutes les études qui ont été menées sur ces questions dans notre pays (Commission Ampère, Commission Energie 2030, ou plus récemment la Commission d’experts internationaux Gemix) ainsi que tous les plans prospectifs réalisés tant par la CREG que par l’administration fédérale à la demande du Gouvernement fédéral ont abouti à des conclusions identiques, sur base desquelles le Gouvernement a décidé en 2009 de prolonger de 10 ans la durée d’exploitation des unités nucléaires de Doel 1-2 et de Tihange 1. Cette prolongation, qui était un des éléments essentiels de l’accord global conclu entre l’Etat belge et GDF Suez, s’accompagnait d’une contribution annuelle calculée, au terme et sur base d’études approfondies, à un montant compris entre 215 et 245 millions d’euros à charge du secteur nucléaire pour les années 2010 à 2014.

Une des modalités envisagées hier consiste à reporter de 1 à 3 ans la mise à l’arrêt de ces unités, afin de permettre d’éventuels investissements dans des capacités de remplacement. Une telle idée méconnait complètement les réalités industrielles et les contraintes de sûreté propres au secteur nucléaire ; elle est donc à cet égard totalement irréaliste. En effet, bon nombre des équipements constitutifs d’une centrale nucléaire – principalement les équipements de contrôle et de commande – ont fait l’objet d’une procédure de qualification pour une durée limitée à quarante ans. Arrivés au terme de cette période, ces équipements doivent être remplacés, ce qui requiert des investissements considérables qui ne peuvent se justifier que dans le cadre d’une prolongation suffisante de la durée d’exploitation, et en tous cas au moins égale à 10 ans. A notre connaissance, aucune autorité de sûreté nucléaire au niveau international n’a à ce jour accepté de déroger à cette contrainte, sans que les dits investissements soient réalisés. Il ne peut donc aucunement être question d’une prolongation de quelques mois, voire de quelques années.

Par ailleurs, il faut rappeler que la décision prise va à l’encontre de ce qu’avaient demandé les Gouvernements belges successifs à Electrabel, à savoir ouvrir Doel 1-2 et Tihange 1 à EDF et à un troisième acteur, en l’occurrence E.ON, afin de promouvoir la concurrence en Belgique, et aux industriels électro-intensifs, proportionnellement beaucoup plus importants en Belgique que dans les pays voisins, afin de préserver leur compétitivité.

Electrabel se conformera aux décisions prises, en mettant immédiatement en place des équipes de projet pour préparer la mise à l’arrêt dès 2015 des unités concernées. En parallèle, elle informera son personnel, ses partenaires et ses sous-traitants des conséquences pratiques de la décision. Enfin, elle examinera les possibilités de réorienter les investissements qu’elle envisageait de faire pour prolonger ces centrales, soit près de un milliard d’euros, pour garantir à l’avenir la sécurité d’approvisionnement de ses clients, notamment par le recours aux unités dont GDF Suez dispose actuellement en Europe.

Electrabel examinera avec attention le détail des mesures qui seront prises par le Gouvernement et se réserve le droit de protéger ses intérêts au regard des engagements pris à son égard par l’Etat belge dans le cadre du protocole de 2009.

Enfin, il va de soi qu’Electrabel continuera à prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer l’exploitation des unités concernées en toute sécurité d’ici leur mise à l’arrêt, notamment en fonction des résultats des tests de résistance actuellement en cours d’examen par les autorités fédérales de sûreté nucléaire."

 
2  Réaction(s)
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La Belgique a de belles idées, mais arreter le nucléaire c'est renoncer à une source d'énergie propre et économique et mettre en péril la sécurité énergétique Européenne. Regardez en Allemagne, on a réouvert les usines à charbon, pour un pays qui se veut vert ce n'est pas trés concluant! De plus, GDF Suez a largement fait ses preuves en tant qu'exploitant en Belgique. Le groupe, premier électricien mondial, dispose d'une expertise certaine et met un point d'honneur a assurer un niveau de sécurité maximal de ses centrales. Encore là, sans faire l'apologie de GDF, il suffit de regarder l'actualité pour voir que GDF-Suez opère ses centrales correctement.
02/11/2011 | Globus
Le remplacement des centrales nucléaire est déjà prévu, en partie en service et en construction pour le reste. http://web4.ecolo.be/?Securite-d-approvisionnement-en Avec plus de TWh nouveaux que de TWh nucléaires supprimés.
02/11/2011 | d



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