Dans le cadre de l'élection présidentielle, la FNCCR a interrogé les candidats sur la qualité des réseaux de distribution d'électricité, les rapports entre ERDF et ...
L'opérateur Novawatt propose une "une deuxième vie sur le marché pour les cogénérations à gaz" à l'issue des contrats d’obligation d'achat les liant à EDF.
> "Fondée en 2006 par 8 experts de l’énergie, NovaWatt est un producteur d’électricité indépendant qui développe un parc de production décentralisé et le gère sur les marchés de gros de l’énergie."
Dans l'entretien qu'il nous a acordé, Franck Rabut, président de NovaWatt, présente sa société, ses perspectives de développement, l'impact prévisible sur la CSPE de la fin de l'obligation d'achat (cf. notre actu du 12 décembre 2010: Meeddm: la CSPE est sur une trajectoire ascendante - une conférence au cours de laquelle Pierre-Marie Abadie, directeur de l'énergie, déclarait à propos des charges liées à la cogénération: «les contrats vont arriver à terme. Ce n'est clairement pas la priorité en termes de soutien et ces contrats n'ont pas vocation à être renouvelés»"), et les objectifs de croissance: multiplier par 10 la puissance installée de Novawatt (52 MW aujourd'hui), à échéance de 4 ou 5 ans, soit en rachetant des centrales soit en achetant leur production.
-----------
Le développement potentiel de Novawatt: les centrales de cogénération à gaz dont les contrats avec EDF (obligation d'achat) arrivent à expiration entre 2011 et 2015.
---------------
Impact sur la CSPE: Franck Rabut indique que la fin de l'obligation d'achat pour la cogénération aura un impact sur la CSPE. La CRE a évalué le coût de 3400 MW concernés, précise-t-il: de l'ordre de presque "800 millions euros par an. Si on fait le calcul, ça fait plus de 160.000 euros par MW de puissance et par an que la CSPE paye à EDF qui ensuite paye les cognérateurs". Après ces contrats, Novawatt propose le rachat de l'électricité produite à des prix de marché.
--------
Le "business model de Novawatt est double: louer ou acheter des centrales, (puis) rebendre le gaz ou l'électricité produite" à la bourse (Powernext) ou à RTE.
----------
Objectifs: aujourd'hui, Novawatt affiche 52 MW et 11 centrales. Franck Rabut vise une multiplication par dix de cette puissance gérée, soit une cinquantaine de centrales (500 MW) à "échéance de 4 ou 5 ans".
c'est une aberation économique de prétendre qu'il existe un prix de marché pour l'extrême pointe...
31/01/2011 |
paulc
A l'attention des (du) décideur in fine; Cette société est semble -t-il fondée sur un "modéle" qui non seulement prend l'eau intrinsèquement mais surtout résume caricaturalement et en dehors de toute considération idéologique une des matrices de dérive industrielle des plus pernicieuses: faire pression sur les pouvoirs publics pour qu'ils maintiennent une absence (indigne) de règlementation à minima (d'abord transitoire puis du marché de capacités aujourd'hui inexistant) afin de permettre une spéculation grossière sur le rachat à l'encan d'entreprises mises en difficulté par cette seule carence de régulation dans le secteur électrique. L'Etat Français doit il protéger ses entreprises les plus profitables pour lui (les PME de trés loin) et donc encourager les investissements privés dans des usines en France voire leur permettre de croître comme en Allemagne ou cautionnera -t-il des démarches prédatoires et spéculatives sous couvert de marché, des " modèles " qui à l'évidence seront aussi prompts à délocaliser leurs profits qu'ils sont efficaces aujourd'hui à se faire passer pour des industriels méritants..? L'Etat compte -t-il restaurer et refaire croître son tissu industriel en laissant des "modèles " spéculer d' abord sur sa propre incapacité à réglementer, même transitoirement, un secteur dans lequel chacun sait que des milliards devront être trouvés à moyen terme? Ces "modèles" espèrent l'avènement d'un marché dans son acception la plus périlleuse pour le système électrique dés lors qu'ils visent la pointe et l'extrême pointe, respectivement les cogénérations et les Diesels de secours réseau : leur intérêt n'est il pas de vendre au plus haut, au niveau du coût de défaillance ? A l'opposé un encadrement par l'Etat d'abord transitoire puis à long terme de ces outils réseau lui permettra de juguler tout ou partie de l'amplitude des variations dont se nourrissent ces " modèles " qui une fois " constitués " tomberont dans des mains autrement plus puissantes pour qui la stabilité des prix est contre productive. Ces outils réseau existants comme ceux en construction beaucoup plus puissants unitairement, ne devraient il pas, dans l'intérêt de l'Etat (consommateurs) et pour la sécurité des approvisionnements, demeurer systématiquement sous le contrôle et à la disposition du réseau, au moins tant que le "modèle du système électrique " en France est lui même en transition et que les dispositifs règlementaires de protection à minima du patrimoine industriel restant ne sont pas en place ? Si au surcroît l'Etat retire d'une règlementation protectrice des recettes fiscales saines, n'est-ce pas là le signe avant coureur du cycle vertueux avec lequel il souhaite renouer?