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| 05/01/2012 | Administrateur Energie 2007 |
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| Hydraulique et starting-blocks |
Energies renouvelables |
2010-04-13 12:35:00 |
Administrateur 'Energie 2007' |
"L’hydraulique remonte le courant" indiquaient Enerpresse et le BIP pour le petit déjeuner du 13 avril. Objet principal du débat: "la «bataille» du renouvellement des concessions – toujours en attente d’un décret ministériel encadrant les opérations" (décret de périmètre mais c'est surtout le calendrier qui est attendu). En France, a indiqué Denis Pettiaux, directeur de PriceWaterhouseCoopers, la puissance installée est de 23.500 MW pour une production annuelle de 63 TWh. On recense 399 ouvrages de plus de 4,5 MW, pour la plupart gérés en concession d'une durée de 75 ans. Toutes devront être renouvelées d'ici 2040. D'ici 2020, 5.000 MW seront remis en concurrence puis, de 2020 à 2030, ce seront 6.500 MW qui feront l'objet d'une compétition entre concessionnaires.
Trois acteurs industriels étaient réunis autour de la table: GDF Suez (47 ouvrages de plus de 4,5 MW), EDF (322 ouvrages) et Statkraft, nouvel entrant (donc aucun barrage).
Evitant soigneusement de parler de la concurrence, ils ont mis en avant les perspectives d'optimisation de l'existant et le développement de nouvelles installations de toutes tailles. A ce sujet, estime Jean-Baptiste Séjourné, directeur délégué de la Branche énergie France de GDF Suez, "il est très important que l'Etat définisse les zones propices"*. GDF Suez n'entend pas "perdre son énergie dans des projets qui n'ont pas de chances d'aboutir". Il voit d'un bon œil les SDER (schémas de développement des énergies renouvelables) élaborés sous le contrôle des préfets. Jean-François Alstolfi, directeur de la division production-ingénierie hydraulique d’EDF, s'attache d'abord à combattre une "idée reçue: EDF ne bloque pas le système. EDF est tout à fait d'accord pour entrer dans le vif du sujet. La phase administrative a bien duré: maintenant, allons-y!" Avant, cependant, d'estimer indispensables quelques préalables. EDF devra regrouper certains ouvrages pour une remise en concurrence par vallées; or, la question de l'indemnisation n'est pas résolue: "une concession de vallée, ça a du sens". Mais le renouvellement anticipé de tous les barrages, "c'est plusieurs milliards d'euros qu'il faudrait mettre sur la table"... Les dossiers de sortie de concession ne "sont pas fixés de façon absolue" (chez GDF Suez, Jean-Baptiste Séjourné indique que ces dossiers sont prêts). Enfin, la question du "devenir des personnels reste posée: il ne suffit pas de dire qu'il existe un code du travail. Il faut regarder comment ce code va s'appliquer". Si, entre industriels, il est probable que sera trouvé un "gentleman's agreement", il importe d'abord "de donner de la visibilité au personnel concerné" (voir à ce propos, la synthèse de la rencontre entre FO et Hervé Machenaud, directeur de la DPI d'EDF: "FO considère qu’il y a un problème social lié au renouvellement des concessions. Quid du devenir des agents qui seront dans les concessions perdues?"). Pour le lancement des appels d'offres, Jean-Baptiste Séjourné partage "cette impatience", estimant que des à candidature pourraient avoir lieu cette année, tous les textes officiels ayant été publiés. En termes de conquêtes de parts de marché, le flou règne: "progresser" pour Jean-Baptiste Séjourné. "Progresser" pour EDF: "nous n'avons aucune honte à être dominants. Et nous n'aurons aucune honte à l'être encore plus" avec les renouvellements. l'ouverture à la concurrence n'impacte pas EDF. Elle nous concerne. A nous de faire en sorte qu'elle ne nous impacte pas". Quant à Emmanuel Soetaert, président de Statkraft France**, il fait part de ses grandes ambitions pour le marché français, "deuxième marché énergétique européen (...). N'ayant rien aujourd'hui, nous avons l'ambition d'obtenir des concessions. Mais, avant de chiffrer les objectifs, j'aimerais connaître le périmètre".
Et aussi
Pico et micro-hydraulique
Statkraft dispose en Norvège d'une filiale small craft (petite électricité) dédiée aux installations pico et micro-hydrauliques. "Est-il possible de transférer ce modèle, très liée à la Norvège où pratiquement chaque habitant a une source, vers d'autres pays? A terme, il le sera, estime Emmanuel Soetaert. Mais c'est un modèle économique spécifique".
Eau salée
EDF indique étudier "un nouveau concept marémoteur", destiné aux rivages français et britanniques. Jean-François Alstolfi rappelle aussi l'expérimentation d'une centrale hydrolienne au large de l'île de Bréhat. Emmanuel Soetaert indique que Statkraft place de grands espoirs dans sa centrale osmotique pilote: "nous avons voulu démontrer que ça marche. Notre objectif commercial est de 25 MW à échéance 2015". Cette technologie a plusieurs avantages: la rencontre de l'eau douce et de l'eau salée se fait généralement dans des lieux urbanisés. Ces centrales n'émettent ni sons ni rejets atmosphériques: "c'est la panacée verte".
Modèle économique des STEP
EDF, comme GDF Suez, ont dénoncé "le poids du Turpe" dans la gestion des stations de transfert d'énergie par pompage. "Une station de pompage consomme plus d'électricité pour remonter l'eau qu'elle n'en produit en volume. Le Turpe altère le modèle économique des STEP. Cette plaisanterie n'existe pas en Suisse", observe Jean-François Alstolfi. qui pointe d'autres contraintes, sociéto-environnementales celles-là (construction d'une ligne THT de 400 KVA...). Les opérateurs plaident pour une meilleure appréciation du rôle des STEP dans la gestion de la consommation d'électricité de pointe (cf. rapport Poignant-Sido).
En savoir plus
Concessions hydrauliques: les textes officiels.
Consulter l'arrêté du 23 décembre 2008 définissant le dossier de demande de concession,
- Consulter l'arrêté du 23 décembre 2008 définissant les modalités de réalisation et de remise du dossier de fin de concession,
- Consulter l'arrêté du 23 décembre 2008 définissant les éléments de la lettre d’intention prévus par le décret no 94-894 du 13 octobre 1994 modifié relatif à la concession et à la déclaration d’utilité publique des ouvrages utilisant l’énergie hydraulique,
- Consulter le décret n° 2008-1009 du 26 septembre 2008 modifiant le décret no 94-894 du 13 octobre 1994 modifié relatif à la concession et à la déclaration d’utilité publique des ouvrages utilisant l’énergie hydraulique et le décret no 99-872 du 11 octobre 1999 approuvant le cahier des charges type des entreprises hydrauliques concédées.
> "Un grand plan de relance de la production hydraulique française" (dossier de presse du Meeddm, 23 juillet 2008). "Le grand plan de relance de la production hydraulique française annoncé par Jean-Louis Borloo mercredi 23 juillet 2008, devra répondre à trois exigences : sécurité des installations, efficacité énergétique et respect de l’environnement".
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* L'objectif affiché par le gouvernement de développer 7 TWh supplémentaires, compte-tenu des contraintes sociétales et environnementales, semble peu réaliste pour la plupart des intervenants (auditoire compris). Construire de nouvelles installations est "un vrai chemin de croix".
** Principal énergéticien de Norvège, détenu à 100% par l'Etat norvégien, Statkraft emploie 3.500 employés répartis dans une vingtaine de pays. L'hydraulique est son cœur de étier, sa première concession datant de 1895. La société, implantée à Lyon, a fait part de ses ambitions hydrauliques pouir la France en novembre dernier.
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