| Electricité et gaz: la réversibilité est entrée en vigueur |
| 11/06/2010 | Administrateur Energie 2007 |
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La loi du 7 juin 2010 autorisant les petits consommateurs domestiques et non domestiques d'électricité et de gaz naturel à accéder ou à retourner au ... |
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| Menaces sur les éoliens? |
Energies renouvelables |
2009-06-25 11:25:00 |
Administrateur 'Energie 2007' |
Menace sur l'éolien terrestre et l'éolien offshore? A GDF Suez, on semble le penser et on l'exprime fortement.
Lors du colloque organisé par Ladislas Poniatowski, sénateur de l'Eure et président du Syndicat intercommunal de l'électricité et du gaz de l'Eure, Henri Ducré, directeur énergie France de GDF Suez, est revenu vigoureusement sur les objectifs assignés à la France en matière d'énergies renouvelables : "ce n'est plus une idée, c'est un objectif. il a été fixé. comme industriel, un objectif, je mets tout en oeuvre pour l'atteindre. Donnons-nous collectivement les moyens d'y arriver".
Premier élément-clef, la rentabilité: "On parle de 90 milliards d'investissements pour atteindre ces objectifs. Il faut créer les conditions de la rentabilité sinon les investisseurs n'y souscriront pas." Interrogé pour donner des exemples, Henri Ducré a évoqué les tarifs de rachat pour l'éolien offshore (130 euros le mégawattheure en France, contre 150 euros en moyenne en Allemagne) qui "ne permettent pas le développement" de cette filière, en dépit de l'importante façade maritime de la France.
" - Combien ?
- Déjà 30 euros de plus, ce serait bien".
Deuxième élément, l'alourdissement des procédures: "On a besoin d'un cadre réglementaire lisible et stable. La procédure de l'ICPE* appliquée à l'éolien, ça me fait froid dans le dos! Les mesures de bruit en limites de propriété, ça n'est absolument pas appliqué à l'éolien". Evoquant également les PLU, les POS, les possibilités de recours, il a martelé que tout cela ne "pouvait pas donner confiance aux investisseurs".
Henri Ducré s'est-il concerté avec Jean-Michel Germa, président de La Compagnie du vent, filiale de... GDF Suez? Au même moment, lors d'un colloque Small & MidCaps de Reuters sur l'énergie, celui-ci déclarait que "l'activité de l'éolien terrestre en France a été complètement décimée par un moratoire de fait sur le terrain, en raison des préfets qui ne délivrent presque plus de permis et des associations qui attaquent les permis de construire (...) L'administration ne considère pas la profession comme un enjeu d'importance face aux quelques associations qui font des recours. La situation est complètement bloquée et il n'y a aucune reconnaissance dans l'esprit de l'administration française et du gouvernement (...). On a vraiment l'impression qu'on est quantité négligeable et qu'on est l'homme à abattre". Mêmes propos que ceux d'Henri Ducré, s'agissant de l'ICPE: C'est "de nature, sans que cela se voie, à bloquer complètement le développement de l'éolien terrestre ou au minimum de le ralentir pour environ sept ans." Jean-Michel Germa a également souligné l'impact négatif de la suppression annoncée de la taxe professionnelle: "L'Etat sait très bien (que cela) va supprimer le développement de l'éolien dans toutes les communes rurales".
Au final, il agite la menace d'une délocalisation de ses projets... "La Compagnie du Vent a vocation dans ces conditions à abandonner un certain nombre de créations d'emplois, de projets qu'elle avait sur le territoire national pour aller les faire à l'international (...). Ce dont l'administration française ne veut pas en France, il y a beaucoup de pays qui se battent pour obtenir la même chose."
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A quand une campagne: "nos éoliennes sont nos emplois"?
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* ICPE: procédure d'autorisation des installations classées pour la protection de l'environnement.
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7 Réaction(s) |
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| Chantage au licenciement. Mais combien d'emplois perdu à cause de l'éolien? D'investissements locaux ruinés par l'arrivée des machines (tourisme, gîtes ruraux) ? De biens dévalorisés (les jugements des tribunaux saisis l'attestent) ? L'éolien n'est-il pas destructeur du tissus social ? Pourquoi l'éolien a-t-il peur du classement ICPE ?
Les promoteurs n'arriveront pas à nous faire pleurer sur le tarif de rachat de l'électricité.
Nos barrages plus économes et plus efficaces méritent notre attention. L'éolien sert uniquement à montrer qu'on fait quelque chose, c'est un panneau qui dit : voyez consommateurs invétérés, nous agissons pour la planète, grâce à ces croix servant de pénitence vous pouvez racheter vos consciences et consommer plus encore en dormant mieux...
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| 02/12/2009 |
JP |
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| Bien sur qu'ils se sont concertés puisque l'un est l'actionnaire de l'autre.
Muni des 300 millions d'euros que Monsieur Germa à empoché en vendant la moitié des parts de sa société il est, tout comme Monsieur Ducré avec son mode de rémunération, totalement disqualifié pour nous parler de bien public et d'objectifs écologique, la main sur le coeur.
Après tout, d'où vient l'argent?
Pourquoi le secteur éolien est-il le seul à échapper à la crise avec des rémunérations - dénoncées par la CRE - inchangées?
Pourquoi La Compagnie du Vent et GDF Suez ont-ils le droit d'installer des éoliennes dans les plus beaux paysages de France sans le moindre appel d'offre, sans la moindre mise en concurrence? |
| 02/12/2009 |
pays |
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| Gagner beaucoup d'argent très vite ? Savez vous qu'un projet éolien prend en moyenne 5 à 7 ans avant d'être construit ?Savez vous que le temps de retour sur investissement est bien souvent supérieur à 10 ans aprè la construction ? Savez vous que le classement ICPE rajoute un délai de 5 ans à la construction ? Savez vous que la reglementation français sur l'éolien est déjà, sans l'ICPE, la plus stricte d'Europe ? Des garde fous c'est bien il en faut, chacun a droit à la parole. Mais pourquoi c'est toujours la minorité mécontante qui mobilie cette parole en véhiculant des contre verités ? |
| 02/12/2009 |
BK |
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| A qui profitent ces éoliennes ? la réponse est donnée par M .Germa et Ducré: à faire de l'argent.
pas un mot sur l'efficacité écologique de ces machines. Effectivement, là, le bilan est plutôt mauvais...voir l'Allemagne et le Danemark.
Pourquoi appliquer chez nous un remède qui a afit preuve de son inefficacité ailleurs ? |
| 02/12/2009 |
klim |
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| "pays" a raison : il faut absolument implanter les éoliennes sur des terrains publics! Et puis, pour l'argent, arrêtons de subventionner! Je propose qu'on baisse drastiquement le tarif d'achat de l'électricité d'origine photovoltaïque et qu'on supprimer le crédit d'impôt! Il n'est pas normal que mon voisin, membre du Lion's club, empoche ma CSPE!
Et je suis pour une SOMFD : stratégie d'opposition multi-filières démagogique. |
| 02/12/2009 |
Jason |
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| Jason sait bien que la dérision et l'ironie ne sont pas les meilleurs moyens de se convaincre mutuellement.
On peut être pour le développement des filières d'énergies renouvelables sans pour autant accepter que les modalités de ce développement soient celles de l'ultra-libéralisme: trop d'argent public dans trop peu de poches.
On peut être pro-éolien et déplorer que son envol soit freiné par une anarchie totale dans les localisations (heureusement le Grenelle 2 prévoit enfin des schémas régionaux et une concertation absente jusque là).
On peut aussi être choqué par les méthodes incroyablement brutales des opérateurs éoliens dans leurs démarchages.
Nier ces problèmes - parmi d'autres - a pour conséquence de ne pas chercher leurs solutions et donc de retarder un développement utile et harmonieux de l'éolien.
Et penser que ce sont les industriels eux-même qui pourraient fournir de façon désintéressée ces solutions relèverait de l'angélisme: les déclarations de Ducré et Germa montrent au contraire qu'ils sont pour la dérégulation maximum.
Avec, à l'appui, la bonne vieille méthode du mur de l'argent qui dit: "si on m'embête je m'en vais ailleurs".
Ca n'est pas le langage de gens qui souhaitent effectivement le développement de la filière en France, mais celui d'actionnaires et de détenteurs d'options qui veulent gagner beaucoup d'argent très vite. |
| 02/12/2009 |
pays |
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| Oui, BK, je sais bien tout cela pour être très proches de ces dossiers.
Quand on dit "très vite" c'est pendant la durée de l'engagement de rachat par EDF conformément à la loi, à un niveau qui permet de rémunérer les capitaux propres à des taux compris entre 20 et 40% (Source CRE), et avant un durcissement inéluctable des réglementations.
A comparer à l'emprunt EDF à 4,5% et au livret A pour mémoire.
Pour les mécontents, je ne sais pas s'ils sont minoritaires, mais je ne crois pas avoir moi-même véhiculé de contre-vérités dans ce dialogue.
Tentons de nous convaincre les uns les autres avec calme et sans dérision. |
| 02/12/2009 |
pays |
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